Dans la ville en quête d’inspiration

Quand j’ai besoin d’inspiration, je suis toujours portée à me retrouver en nature. Pour moi, la ville c’est sale, c’est bruyant, c’est le royaume de la surconsommation. Dès que le mercure commence à monter, je ne m’y risque surtout pas. Mais lorsque Boréal a annoncé la tenue d’un événement informel à Montréal, j’ai tout de suite oublié mes réticences.

Redécouverte de la grand-ville

Tant qu’à faire quatre heures de char pour me rendre dans la grand-ville, autant bien rentabiliser mon déplacement. Samedi matin, je prends la navette fluviale qui relie la rive Sud au vieux port de Montréal. Non seulement je n’ai pas à me taper les transports en commun, mais en plus je me retrouve sur mon élément, à simplement profiter du paysage et de la brise fraîche.

Je rejoins mon amie Sandrine que je n’ai pas vue depuis plusieurs années et nous visitons ensemble le musée de Pointe-à-Callière. L’exposition sur les Vikings est fascinante! Une expérience immersive avec l’implication d’Ubisoft pour les supports visuels tirés du jeu Assassin’s Creed Valhalla. Je découvre ce musée pour la première fois et je trouve très inspirante leur façon de faire appel à l’art pour mettre en valeur l’histoire.

La visite du musée se poursuit sous la ville
Un Boréal à la bonne franquette

Dimanche, je retourne en ville, cette fois en direction du quartier NDG où se tient l’activité Boréal. Je retrouve dans un parc un petit groupe de gens bien enthousiastes. Déjà, je reconnais quelques visages, d’autres sont nouveaux.

Installé·e·s sur l’herbe pour pique-niquer, on échange les nouvelles. Trois ans depuis le dernier congrès Boréal, on avait beaucoup de rattrapage à faire. Mention spéciale à ma collègue fille de joual Stéphanie qui avait même préparé quelques collations pour ceux et celles qui n’auraient pas prévu de repas.

Lorsque les premiers brins de pluie commencent à tomber, tout le monde trouve refuge à la librairie Saga, située à deux pas du parc. Ç’aurait pu être plus triste comme situation. Le temps de bouquiner un peu avant de retourner sous la pluie. Mais pas bien loin, le centre communautaire où se tient l’activité est voisin de la librairie. Quand même bien pensé pour un événement organisé à la dernière minute.

La fameuse librairie Saga, spécialisée en littératures de l’imaginaire

À l’horaire, deux tables rondes improvisées et les remises des prix Boréal. Entre chaque présentation, on discute encore ou on court après des collations (merci à Steph et ses biscuits durs, mais trop délicieux!) C’est une réelle joie de me retrouver parmi ces personnes inspiré·e·s et inspirant·e·s. Les sourires sur les visages me laissent croire que tous et toutes sont du même avis que moi.

Plus tôt, Alain Ducharme m’a proposé de participer à une table ronde. Je me prête donc au jeu, accompagnée de trois auteurices fascinant·e·s. Au gré des questions, nous discutons d’inspiration, de ce qui la réveille, de ce qui la freine… À la fin de l’intervention, Alain nous demande : «C’est quand la prochaine fois que vous allez écrire ?» La réponse est unanime : le plus tôt possible.

C’est ça l’effet Boréal. Même en formule virtuelle ou réduite, on en ressort avec un regain d’énergie sur lequel on fait surfer notre écriture pendant le temps que ça dure.

Je reviens à la maison tard dimanche soir. Épuisée de cinq heures de route dans les orages, mais la tête pleine de toute l’inspiration accumulée lors de ces deux journées dépaysantes. Comme quoi, des fois, ça fait du bien de sortir de sa zone de confort.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s