Cul-de-sac et tempête d’idées

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Je suis présentement aux prises avec une interruption créative. Un cul-de-sac imaginaire que certain·e·s appellent la page blanche. Faut dire que je suis toujours un peu rouillée quand je passe du mode édition à celui de composition et vice versa. C’est pourquoi j’ai décidé de me dégourdir les doigts ici et d’en profiter pour vous donner quelques nouvelles au passage.

Je viens de terminer une série d’améliorations pour mon prochain roman à paraître, le fameux projet d’uchronie/horreur que j’espère que vous pourrez découvrir en 2023. C’est qu’il faut être patient·e pour publier un livre. Un roman nécessite des centaines d’heures de travail pour être présentable aux maisons d’édition. Et il faut aussi garder en tête qu’une fois le manuscrit accepté par un·e éditeurice, il reste encore plusieurs rounds de révisions avant l’impression. C’est une toute nouvelle expérience pour moi et je me laisse glisser sur la vague en découvrant tout un univers!

Donc après avoir renvoyé mon manuscrit amélioré à ma directrice littéraire, je me retrouve avec un lousse de quelques semaines, le temps qu’elle me revienne avec ses commentaires. Au lieu de penser à prendre une petite pause, je me lance dans un autre projet (comme si je n’étais pas déjà assez occupée avec ma job de jour, un retour aux études et les rénos de mon bureau!)

J’ai le premier jet de la suite pour le Berger des loups qui me fait de l’œil. Comme j’ai hâte de m’y replonger! Mais il y a aussi un appel de texte qui m’allume vraiment et je me dis que le timing est parfait pour écrire une nouvelle entre deux rounds d’édition. Et double bon timing, ça tombe juste en temps pour le camp NaNoWriMo d’avril (pour savoir ce que c’est le Nano, jetez un œil par ici). Alors j’y inscris mon projet et détermine mon objectif. Puis je me mets à écrire et vomir des mots dans le traitement de texte.

À première vue, tout va bien. J’ajoute des mots tous les jours et je suis partie pour un bon «strike». Mais après presque deux semaines à pousser la machine, je réalise que l’émotion n’y est pas. Ni dans le texte ni dans l’exercice de l’écriture. J’essaie de mettre le doigt sur ce qui manque à mon histoire et je n’y arrive pas.

La page blanche est un problème que je rencontre rarement. Avec l’écriture du Berger des loups, je me suis bâti une espèce de coffre à outils pour contrer ce phénomène qui paralyse souvent les auteurices : trouver l’inspiration en lisant, en écoutant de la musique ou en sortant de chez moi; me pratiquer avec des mini-défis ou des exercices d’écriture; bouger pour m’aérer le cerveau; tempêter les idées; construire un plan; respecter une routine; briser la routine…

Mais je dois m’avouer que je suis rendue au dernier recours, celui de m’arrêter pour prendre du recul. Et je réalise alors que ça ne m’est pas arrivé en plus de trois ans de m’offrir une semaine de vacances d’auteure! Je m’oblige donc une petite pause pour me recentrer (malgré cela, je trouve quand même le tour de venir écrire ici). Déjà, je retourne au clavier demain, et j’ai hâte de voir par quel chemin mon cerveau va passer pour me sortir de ce cul-de-sac!

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